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Un quartier, qu'il soit « défavorisé », « sensible » ou « paisible », fait de barres, de tours ou de pavillons, ne reste qu'un ensemble de murs que partagent des humains ; bon gré, mal gré. Les murs n'insultent pas, ne volent pas, ils ne respirent même pas. Les murs restent ce qu'ils sont : du béton, de la brique, du plaquo... Peu importe.
Un mur est inoffensif. Les banlieues, qu'est-ce que c'est au juste ? Des murs en périphérie d'autres murs. Les murs n'ont pas choisi de se couvrir de tags, ou de longues traces noires de viels incendies de poubelles ou de voitures. Les poubelles ne s'immolent pas et les pavés ne se jettent pas d'eux mêmes sur les bus. Je jure que c'est vrai. Le seul paramètre qui enjolive ou détériore le cadre d'un quartier, c'est l'individu. De la chair, et du sang.
Il faut cesser de parler des banlieues comme d'une personne (un quartier sensible ?), ou comme d'un ensemble de choses matérielles et subjectives qui créent de l'insécurité, de l'isolement social ou de la mauvaise publicité sur les CV. Il faut arrêter de se servir des murs comme d'une excuse ; les murs ne font pas de politique.
Les banlieues d'aujourd'hui sont loin d'être des déserts sociaux (commerces, transports, structures sociales et sportives, animations, marchés quotidiens,...). Or s'il n'y a que des gens biens en banlieue ou des victimes ; qui peut bien faire fuir les médecins/commerçants, caillasser les pompiers/policiers, et transformer les halls ou les parcs pour enfants en zones de trafics ? On commence à peine à soulever les oeillères et parler de bandes organisées ; lesquelles ne sont plus l'apanage de vieux mafieux. En langage de bois, on préfère encore parler de « bandes de jeunes ».
Dans ces quartiers, la très grande majorité de gens choisit d'y vivre péniblement mais dans la légalité, et ne nuit pas aux autres. Alors qui ? Ce n'est probablement pas celui qui s'est fait casser ou brûler son moyen de transport en bas de sa tour non plus. Une tour qui se trouve dans l'un de ces quartiers où une minorité a choisi l'illégalité comme mode de vie, de façon permanente, violente et revendiquée.
Curieusement c'est cette minorité qui émeut le plus les foules. La Presse n'a d'intérêt que pour ces « bandes de copains » qui nuisent, brûlent, pillent, volent et qui ne veulent pas s'en sortir. Depuis maintenant 30 ans, l'analyse sociologique explique qu'il s'agirait là finalement... de « manifestations » répondant à une logique de « révolte ». C'était sûrement le cas au début des années 80, et maintenant ?
Le bougre qui n'a plus sa voiture, qui s'est fait dépouiller à la sortie du métro ou le commerçant qui vient de perdre son fond de caisse de la semaine à coups de crosse, paie une assurance ; celui là, personne ne veut l'entendre. Est-il moins révolté ? Comme personne ne l'écoute, à part au commissariat du coin, il rejoint la majorité silencieuse. Celle qui baisse les yeux devant la minorité orgueilleuse dont il faut accepter les codes. Pas le code civil, mais le code de la rue.
A en croire la grande presse, en banlieue, les étudiants sérieux, les travailleurs honnêtes, ça n'existe pas. Pour l'opinion publique, il n'y a que des « jeunes de banlieue » et des victimes. Victimes de la société, et de la Police. On ne sait pas qui on désigne derrière le terme « jeune de banlieue ». Un étudiant, un voyou ? Impossible désormais de désigner la voyoucratie, l'amalgame fait que tous les jeunes de banlieues, de 13 à 30 ans, écoliers, travailleurs, caïds ou chômeurs, forment cette seule et même catégorie. Pas étonnant que les clichés vaseux ont la vie dure.
Il n'est plus possible aujourd'hui de sortir de ce discours. Si bien que depuis des dizaines d'années, la légitimité de l'action de la police est systématiquement remise en cause. L'idée est acquise qu'elle ne s'en prend qu'à des victimes. La violence qu'elle constate est « gratuite », ses contrôles sont « gratuits ».
Je sais que tu ne me croiras pas. Mais j'ai croisé énormément de gens dans ces quartiers, de gens très pauvres qui n'ont jamais volé, brûlé, pillé ou blessé pour « s'exprimer » ou s'en sortir. Ces personnes en situation précaire sont, elles, les premières victimes de cette minorité de crapules, dont les noms reviennent systématiquement sur les registres de garde à vue, et qui met à profit cette culture de l'excuse dont elle bénéficie.
Au delà du sentiment d'insécurité, c'est le sentiment d'impunité qui règne. Ce n'est pas le commerçant qui décide de fermer son affaire après son dixième braquage en trois mois, ni ce quidam qui a sa voiture en cendres qui profitent de l'économie souterraine. Eux tentent de vivre honnêtement dans une tour dont les murs ont été tagués par une minorité de vauriens, profitant de la peur qu'ils installent durablement pour faire de l'argent facile, en tirant les plus faibles et les plus fragiles vers le bas.
Sinon, pourquoi la délinquance est le fait d'individus de plus en plus jeunes ? Pourquoi aller à l'école quand le dealer du coin t'habille de vêtements de marque, et te paye à rester toute la journée au coin d'un hall à surveiller l'arrivée des hommes en bleu ? Faut il rappeler que lorsque la loi ne s'applique plus, c'est celle du plus fort qui domine. Et on en arrive à des gamins de 13 ans qui braquent des coiffeurs et des tabacs pour une poignée d'euros.
C'est comme cela que Karim Boudouda a commencé sa carrière, dans son propre quartier, avant d'être tué dans un échange de coups de feu avec la Police, après le braquage du casino d'Uriage. Des participations à une douzaine de vols à main armée de bijouteries, casinos, banques ; des condamnations successives en cour d'assises ; en 2010, Karim était toujours libre... de continuer. Ce sont des individus comme lui qui deviennent des exemples.
Et comme à Grenoble, le scénario se répète inlassablement. Un criminel est abattu ou se tue pendant une poursuite et son quartier s'embrase, est mis à sac par une centaine de casseurs (la presse parle de manifestants). En devenant « martyr », les exactions s'expliquent et sont acceptées de l'opinion publique. Cela ne choque personne qu'une population s'identifie à un criminel et que des policiers soient obligés de fuir leur région. La méthode policière reste l'unique source de gesticulations.
Il faut arrêter avec le mythe de la révolte des quartiers. Arrêter de croire que la criminalité des banlieues n'est qu'une réponse à un malaise social. Les « criminels d'habitude et de profession », qui servent de modèles aux plus jeunes, sont amoraux, se contrefichent du travail social et ne veulent pas sortir de leur fructueux système souterrain. On ne vent pas de la drogue par ennui, ou par révolte.
Si le problème est fondamentalement social, ce n'est pas la Police, ni la Justice, qui résoudront seules ce problème ; surtout dans une société ou l'emploi de la force et le recours à la prison est perçu comme une abomination. « Ils deviennent ce qu'ils voient. » Il est urgent de réagir. Ils ne changeront pas de mentalité, si nous ne changeons pas la nôtre.
Le bougre qui n'a plus sa voiture, qui s'est fait dépouiller à la sortie du métro ou le commerçant qui vient de perdre son fond de caisse de la semaine à coups de crosse, paie une assurance ; celui là, personne ne veut l'entendre. Est-il moins révolté ? Comme personne ne l'écoute, à part au commissariat du coin, il rejoint la majorité silencieuse. Celle qui baisse les yeux devant la minorité orgueilleuse dont il faut accepter les codes. Pas le code civil, mais le code de la rue.
A en croire la grande presse, en banlieue, les étudiants sérieux, les travailleurs honnêtes, ça n'existe pas. Pour l'opinion publique, il n'y a que des « jeunes de banlieue » et des victimes. Victimes de la société, et de la Police. On ne sait pas qui on désigne derrière le terme « jeune de banlieue ». Un étudiant, un voyou ? Impossible désormais de désigner la voyoucratie, l'amalgame fait que tous les jeunes de banlieues, de 13 à 30 ans, écoliers, travailleurs, caïds ou chômeurs, forment cette seule et même catégorie. Pas étonnant que les clichés vaseux ont la vie dure.
Il n'est plus possible aujourd'hui de sortir de ce discours. Si bien que depuis des dizaines d'années, la légitimité de l'action de la police est systématiquement remise en cause. L'idée est acquise qu'elle ne s'en prend qu'à des victimes. La violence qu'elle constate est « gratuite », ses contrôles sont « gratuits ».
Je sais que tu ne me croiras pas. Mais j'ai croisé énormément de gens dans ces quartiers, de gens très pauvres qui n'ont jamais volé, brûlé, pillé ou blessé pour « s'exprimer » ou s'en sortir. Ces personnes en situation précaire sont, elles, les premières victimes de cette minorité de crapules, dont les noms reviennent systématiquement sur les registres de garde à vue, et qui met à profit cette culture de l'excuse dont elle bénéficie.
Au delà du sentiment d'insécurité, c'est le sentiment d'impunité qui règne. Ce n'est pas le commerçant qui décide de fermer son affaire après son dixième braquage en trois mois, ni ce quidam qui a sa voiture en cendres qui profitent de l'économie souterraine. Eux tentent de vivre honnêtement dans une tour dont les murs ont été tagués par une minorité de vauriens, profitant de la peur qu'ils installent durablement pour faire de l'argent facile, en tirant les plus faibles et les plus fragiles vers le bas.
Sinon, pourquoi la délinquance est le fait d'individus de plus en plus jeunes ? Pourquoi aller à l'école quand le dealer du coin t'habille de vêtements de marque, et te paye à rester toute la journée au coin d'un hall à surveiller l'arrivée des hommes en bleu ? Faut il rappeler que lorsque la loi ne s'applique plus, c'est celle du plus fort qui domine. Et on en arrive à des gamins de 13 ans qui braquent des coiffeurs et des tabacs pour une poignée d'euros.
C'est comme cela que Karim Boudouda a commencé sa carrière, dans son propre quartier, avant d'être tué dans un échange de coups de feu avec la Police, après le braquage du casino d'Uriage. Des participations à une douzaine de vols à main armée de bijouteries, casinos, banques ; des condamnations successives en cour d'assises ; en 2010, Karim était toujours libre... de continuer. Ce sont des individus comme lui qui deviennent des exemples.
Et comme à Grenoble, le scénario se répète inlassablement. Un criminel est abattu ou se tue pendant une poursuite et son quartier s'embrase, est mis à sac par une centaine de casseurs (la presse parle de manifestants). En devenant « martyr », les exactions s'expliquent et sont acceptées de l'opinion publique. Cela ne choque personne qu'une population s'identifie à un criminel et que des policiers soient obligés de fuir leur région. La méthode policière reste l'unique source de gesticulations.
Il faut arrêter avec le mythe de la révolte des quartiers. Arrêter de croire que la criminalité des banlieues n'est qu'une réponse à un malaise social. Les « criminels d'habitude et de profession », qui servent de modèles aux plus jeunes, sont amoraux, se contrefichent du travail social et ne veulent pas sortir de leur fructueux système souterrain. On ne vent pas de la drogue par ennui, ou par révolte.
Si le problème est fondamentalement social, ce n'est pas la Police, ni la Justice, qui résoudront seules ce problème ; surtout dans une société ou l'emploi de la force et le recours à la prison est perçu comme une abomination. « Ils deviennent ce qu'ils voient. » Il est urgent de réagir. Ils ne changeront pas de mentalité, si nous ne changeons pas la nôtre.
« On a fait reculer le chômage. 928000 personnes encore aujourd'hui ont retrouvé un emploi ; cela n'a pas fait reculer l'insécurité. Donc il y a une action résolue à mener contre l'insécurité. » Propos de Lionel Jospin. (2002)
Graine de délinquant, qu'espérez-vous? Tous jeunes, on leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs. Du franc tireur discret au groupe organisé, la racine devient champ. Trop grand, impossible a arrêté. Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie. On prend trois mois, le bruit court, la réputation grandit. Les barreaux font plus peur, c'est la routine. IAM - Demain c'est loin (1998)

17 réactions sur le sujet. PARTICIPEZ !:
Une chose est sûre la police n'est pas à l'origine du problème, pas de doute la dessus.
Si la banlieue n'est pas une personne, je suis d'accord avec ça, elle n'en reste pas moins un système actif, vivant qui formate des individus comme les quartiers chics les formates d'une autre manière. Placer des gens plutôt en difficulté (mileix social, origine etc) dans des clapiers en marge des villes et imaginer que les choses peuvent rester ainsi est un doux rêve d'ailleurs dès qu'une personne à les moyens de partir, elle part. La police et la population paie les pots cassés d'un raisonnement politique et pas de carractères individuels. Les "jeunes de banlieu" font de la merde, mais je ne sais pas qu'elle autre voie leur est offerte : le rap ? le foot ? le batiment ? La restauration ?
Le désoeuvrement de certaines campagnes, dis^parition des service public, chomage, cré exactement les mêmes problèmes, une jeunesse qui se perd qui prend stupidement plaisir à foutre le borel dans un systèlme ou sa place n'existe pas.
Pour finir, je ne suis ni de grenoble ni de paris et ici (pllus grosse ville que grenoble pourtant) les "banlieux" sont assez propre et assez calme attention à ne pas faire de généralité à partir de cas particuliers.
« Les "jeunes de banlieu" font de la merde, mais je ne sais pas qu'elle autre voie leur est offerte : le rap ? le foot ? le batiment ? La restauration ? »
Je suis assez d'accord avec l'ensemble mais pas avec ces propos. Je ne vois pas en quoi travailler dans le bâtiment ou la restauration est un échec ? Il n'y a pas de sous métier. L'école est offerte à tous. On ne devient pas patron de multinationale ou chirurgien simplement en le désirant.
On ne brule pas non plus une voiture parce que l'on a peur de travailler dans un fast food. C'est une erreur de penser comme cela.
Alors déjà, Demain c'est loin, c'est de 1997.
Plus sérieusement, on ne peut pas dire qu'un quartier c'est des murs et des gens. Dans ce cas, pourquoi tu vas visiter une plage de Normandie ? Évidemment, chaque lieu porte son histoire.
Et puis nier qu'un quartier est a priori égal à un autre, c'est nier que le plus souvent, chaque quartier d'une ville correspond à une décision politique. On ne peut pas regarder les conséquences sociales d'une politique et ne pas parler de la politique associée.
C'est un peu facile de regarder un tas de béton et dire que c'est pareil qu'un pavillon, mais alors pourquoi tu n'y habites pas dans ce tas de béton ? Évidemment, tous ceux qui travaillent honnêtement et qui ont les moyens ne resteront pas dans ces quartiers, la conséquence est évidente : il ne reste que les autres. Et dans ces autres, que trouve-t-on : des gens qui survivent honnêtement, et ceux qui sont passés du mauvais côté.
Alors, il suffit de mettre des gens peu scrupuleux dans le même bain que des gens (je ne dirai pas jeune !) un peu perdu ou pas très intelligents, et le résultat est inévitable, la densité de la population venant s'ajouter à tout ça.
Tu as déjà oublié qu'on n'avait pas oublié d'être bête à une époque pas si lointaine ?
Tu as déjà oublié qu'on n'a pas toujours fait que ce qui est autorisé par la loi ?
Alors d'accord, la police est l'une des victimes collatérales de cette politique de la bourgeoisie, de notre "liberté, égalité si tu as du blé". Je suis le premier à défendre ton métier à chaque fois que c'est possible.
Mais tu ne me feras pas croire que les problèmes d'insécurité sont le fait d'individus qui comme par hasard se trouvent tous habiter dans des "quartiers sensibles". Le point sur lequel on se rejoint, c'est que la majorité des habitants de ces quartiers sont les vrais victimes de tout ça. Là où je vais plus loin, c'est qu'un partie de la délinquance que tu cites est également victime de ce scénario.
Qu'est-ce qu'on attend pour arrêter de cloisonner les zones des villes : mettons les pauvres avec les riches, les quartiers d'affaires avec les habitations, les parcs au milieu de tout ça, et les voitures à la casse !
A refuser la mixité sociale, à construire des quartiers d'affaires délirants, je ne vois pas ce qui va changer. Gérard Collomb est le premier responsable de cette situation en tant que maire de Lyon et président du Grand Lyon. Ses prédécesseurs, qui ne sont pas de son bord politique, sont coupables aussi.
Qu'est-ce que tu attends pour accuser le PS et l'UMP ?
Ton texte est trop binaire : il y a les murs et les gens, il y a les gentils travailleurs et les délinquants. Que fais-tu de la nature ? du périph' qui passe sous la fenêtre de la barre et que les automobilistes des zones riches empruntent en nuisant aux pauvres ? A quand le périph' pour pauvre qui passe sous les fenêtres des riches ? Que fais-tu des honnêtes chômeurs ? Des honnête RMIstes ? Des malhonnêtes travailleurs ? Des gens entre les deux ?
On n'empêchera jamais la délinquance ou la criminalité. Mais on peut atténuer les problèmes en mettant les intérêts en commun, en faisant partager les espaces de vie à des populations différentes, et en ne faisant pas vivre des populations là où nous ne serions pas prêt à habiter nous même.
Travailler dans le batiment n'est pas un échec, si on choisit de travailler dans le batiment.
Pour aller dans le même sens, je doute effectivement qu'un cantonnier choisisse ce métier. Or, je ne vois pas d'échec là-dedans.
@Matthieu: J'ai une vision très manichéenne de la société, (voir le texte "prouvez-le") et ça ne fait que s'empirer. C'est pour cela aussi, que je ne crois pas au « miracle » de la mixité sociale que tu avances. ;)
Pour moi, cela est comparable à un puzzle. Tu peux le casser et rassembler les pièces à nouveau, tu obtiendras encore la même image à la fin. On ne peut pas forcer des gens à vivre ensemble s'ils ont déjà fait le choix de ne pas le faire. Et les raisons de ce choix dépassent parfois le clivage riche/pauvre, et la criminalité ambiante. Il faut parler aussi de de communautarisme... un sujet électrique.
Les tristes sires dont je parle n'habitent pas forcément un « quartier sensible ». C'est ce que je veux expliquer en disant qu'un mur n'est qu'un mur. On parle tout le temps des banlieues, mais des tensions similaires existent dans les centres villes et les campagnes.
Cela reste mon opinion, forgé sur mon vécu, mais les bandes se contrefoutent d'avoir une fontaine et des arbres au milieu d'une foule de gens épanouis pour faire du business sans risquer une crampe à travailler. Un arbre en plus ne fait pas un crime en moins. Et je ne te parle pas de fumer un joint ou d'excès de boissons quand on a 16 ans.
Les gens, dans leurs beaux immeubles de 4 étages, au milieu des arbres, des fontaines et des parcs, quand bien même s'ils travaillaient tous à 10m, ils voudront fuir les allées verdoyantes où on les agresse, les dépouille et où s'installent des trafics nés de cet argent facile.
Tu le dis toi même, on empêchera jamais la délinquance, le crime, et quelque soit son origine. Ce serait assez simple s'il ne s'agissait que de pauvreté ou de périph' puant à portée de fenêtre. Mais encore une fois, tous les pauvres ne sont pas malhonnêtes, et tous ceux qui vivent dans un HLM près d'un périph', au chomage ou non, non plus.
Mais là, il s'agit de points de vue. On aspire tous à la même chose.
La situation n'est jamais abordée, hormi par un parti politique mis au pilori par l'ensemble de la classe politico-médiatique, sous l'angle de l'immigration, qu'il est désormais interdit d'évoquer sous peine d'être poursuivi pour incitation à la haine raciale.
Ce qu'il faut désormais dans les cités, ça n'est malheureusement plus la police mais l'armée avec nettoyage systématique à balles réelles. C'est à ce prix que la paix sociale pourra être rétablie. Mais quelle homme politique prendra un tel risque ?
Je suis solidaire des mecs des cités. Il faut une une guerre civile dans ce pays, pour dégommer ces enfoirés de politiques qui ont lâchés les militaires en Algérie, qui les ont trahi. Trahis, savez vous ce qui est arrivés aux amis de la France en Algérie. Aujourd'hui, la seule chose qui permettra d'en sortir, c'est la guerre civile. Il faut que ça pête. Et les seuls qui ont des couilles sont les mecs des cités.
On a désarmé le peuple de France,pour faire des moutons. Il reste quelque Français qui se souviennent des résistants, de tous ceux qui ont laissé leur vie pour des hommes politiques lâches.
Effectivement. Les seuls personnes capables de renverser cette "dictature" (et ne me prenez pas la tête en me parlant de Corée du Nord) sont ceux des cités. Mais ça les dictateurs qui se succèdent le savent bien et ont entrainé cette division du peuple français notamment en l'abrutissant de reportages tronqués, de discours, en montant les policiers contre la population etc...
Maintenant il y a des vérités toujours oubliées : l'école ne te donnera jamais un bon boulot si tu es basané et/ou de la cité. Même à un bon français de souche avec étude mais venant de la cité (OK y'a toujours quelques exceptions). Pour toi direction le Bâtiment. Mais pas le Bâtiment style Carreleur à 3 000 € par mois (+ le dos en vrac mais ça c'est autre chose) mais plutôt le Bâtiment manard ferme ta gu... et monte ce sac de ciment au carreleur !
Je crois aussi qu'en plus de l'ascenseur social qui n'a jamais existé, le problème de la Justice est incroyable. Pour les "cols blancs" qui passent depuis toujours à travers (ton ancien chef Môssieur Pasqua pour ne prendre qu'un exemple) et pour tous ces petits délinquants qui n'ont aucuns freins et qui fait qu'ils se sentent pousser des ailes. A ce sujet je pense que la prison ne doit pas être une UNIQUE solution... et qu'il faut absolument penser à la réinsertion.
Pour moi le braqueur de Grenoble s'est suicidé. Il savait que cela allait finir comme ça, tôt ou tard. Qu'est ce qui a foiré ? Quelqu'un s'est-il posé la question ? Les BHL et autres parasites ont-ils ouvert leur bouche depuis leurs beaux quartiers ? Pourquoi Khaled Kelkal et ce mec ? Et tous les autres que l'on retrouvent étendus dans une allée une seringue dans le bras, pendus, etc ??
Quand la France acceptera TOUTE sa population, punira de la meilleure façon (celle qui consiste à faire comprendre le délit, la peine, à faire réfléchir, à montrer qu'une autre voie est possible), punira TOUS ceux qui doivent l'être, enfin elle redeviendra un pays où il fait bon vivre, et non pas un pays massacré par des politiques ne pensant qu'à leur pouvoir et leur porte-feuille...
Fait vraiment ch... de constater que c'est la même chose depuis 40 ans. Heureusement certains commentaires me réchauffent le coeur, voyant que certains voyent plus loin que ce que l'on leur demande de voir.
Un dernier mot et ne le prends pas personnellement : les policiers ont été les 1ers fans de Monsieur De Nagy Bocsa, avec ses grands discours. Ne l'oubliez pas. Avec toute votre expérience, votre vécu, vous avez adherez totalement à sa politique du chiffre. J'ai lu dernièrement dans un "canard" que même les retraités de la Police Nationale ne la reconnaissait plus et n'en croyait pas leurs yeux.
Non finalement en relisant le dernier mot concerne cette recrudescence d'appel à la guerre civile, d'envoi de l'armée pour passer tout le monde au lance-flamme...Je suis C O N S T E R N É.
En 1981 j'avais 10 ans, j'habitant à Lyon, juste à côté, de l'autre côté du periph... Avec des blancs, des noirs, des gris... On a grandi ensemble. Les mots me manquent. Si je crois que c'est ce que veulent finalement nos "dirigeants" et que tous leurs efforts ont tendus dans ce but. J'ai envie de pleurer.
Moi, j'ai habité à Grenoble dans un hlm à côté de Villeneuve, mes parents n'étaient pas au chomage mais n'avaient pas une situation financiere très "haute". Ce n'est pas pour ça que je vais tomber dans la délinquance, voler, bruler, "se révolter" ne résout rien ! Pour ceux qui disent aller à l'école ne donne pas un bon boulot, vous croyez quz voler, bruler, serevolter, le fait ? Au moins, l'école vous donne une culture, une envie de vous en sortir.
de plus, ce ne sont pas les jeunes de cités qui vont résoudre les problèmes, pas en faisant comme ça, au contraire !!!!!! quand je voulais sortir le soir, moi qui suis une femme, je n'osais pas passer par la villeneuve, des amies se sont fait aggresser, vous trouvez ça normale, que des gens qui selon certains de vos commentaires, peuvent faire bouger les choses, fassen peur au point de plus se promener en paix !!! Je parle de ce que je connais, j'ai habité là-bas !
Donc jeune femme anonyme tous dans le même sac alors ?
Quand à : "Pour ceux qui disent aller à l'école ne donne pas un bon boulot, vous croyez quz voler, bruler, serevolter, le fait ?" c'est évident que non. La question est stupide et n'amène aucune piste de reflexion. Une bonne vieille maladie à la française qui est le hors-sujet.
Quand à :"l'école vous donne une culture, une envie de vous en sortir". C'est justement là que le bât blesse... Pas de culture, des profs sans envie, experience... Des programmes faits pour bourrer le crâne, qui saute de grandes périodes historiques (comment ça y'a plus d'Histoire ?), faits pour formater et vous mettre au pas. Faits pour lobotomiser !
Pour finir : " Moi, j'ai habité à Grenoble dans un hlm à côté de Villeneuve" et "Je parle de ce que je connais, j'ai habité là-bas !"
Tu as habité à coté sans jamais y entrer. Au moins as-tu connus personellement des personnes de là-bas ?
Tu ne connais rien du tout je te le dis.
La preuve ? : "vous trouvez ça normale, que des gens qui selon certains de vos commentaires, peuvent faire bouger les choses, fassen peur au point de plus se promener en paix ?"
Eteint ta télé et ose ce que tu n'as jamais osé de ta vie. Vas te promener là-bas, un de ces après-midi estival qui redonne confiance à la vie.
N'oublie que tu n'es "que du temps de cerveau disponible pour vendre du coca-cola" et accessoirement un vote pour un monsieur/madame tout prêt à te rassurer quand à tes peurs profondes.
Voici un vrai temoignage, tres simple et qui traduit vraiment la realite des choses http://yahoo.bondyblog.fr/news/201009230002/si-vous-retouchez-a-mon-frere-je-vous-fracasse-la-tete
Rien de bien complique (nouvel ordi je cherche les accents et autres ponctuations) pas de situation de guerre, juste un immense ras le bol face a des situations qui perdurent. Pour resumer des gamins qui font chier.
Alors quelles reponses apporter a ces problemes.
Avant en France on avait pas de petrole mais des idees. Mais depuis Total est passe par la.
Pour info moi aussi j ai du emmerde beaucoup de monde quand je squattais en bas du hall. Je m en excuse, mais il faut bien que jeunesse se fasse.
Quelle solution proposez vous.
Merci pour la contribution. Je pense aussi que l'on ne donne pas assez la parole à ces personnes.
Je repensais aux interventions sur ce sujet. Et je voulais apporter un certain bémol à mes propos (s'ils ont été perçu ainsi).
Oui ceux des cités peuvent faire bouger les choses.
Non pas par la violence. Par la faim qu'ils ont en eux, leur volonté de combattre l'injustice, de gravir les échelons.
1789 et les années qui ont suivies n'ont rien apporté, si ce n'est de beaux écrits accompagnés de beaucoup de sang et de terreur. Pour finir par un empereur (et maintenant ?)
Seulement beaucoup se dressent devant cette volonté de grandir, de vaincre. Ils sont nombreux, en voici quelques-uns :
- les élites, c'est a dire ceux qui ont besoin d'avoir moins instruits qu'eux pour accéder à leurs fonctions.
- les grandes écoles qui forment ces élites, et qui ont besoin de se démarquer des universités gratis.
- les autres écoles privées qui ont besoin des thunes de ceux qui y mettent leurs gosses
- Les médias : cela fait de l'audience pour pas cher
- Les boites de sécurités
- Les politiques qui masquent leur carence en désignant "celui qui est pas comme nous"
- Monsieur et Madame tout le monde qui a besoin de voir une classe inférieur pour se donner de l'importance
etc
etc
Alors oui cela fout la haine, surtout a 14 ans. Après on apprend a se détacher.
Vu un excellent documentaire hier soir sur France 5 ; je le recommande car c'est un état des lieux plus proche de la réalité que beaucoup de publi-reportages assenés pendant que vous buvez votre boisson gazeuse.
Disponible ici jusqu'au 1er février : http://documentaires.france5.fr/documentaires/les-bandes-le-quartier-et-moi
Encore un bon reportage qui vient juste de passer ; sur France 5 encore : "génération Scarface".
Un film qui a marqué ma génération, et (hélas) les suivantes... Un reportage pour appréhender un peu plus une certaine culture banlieusarde. Redif samedi 12/03, après minuit.
http://documentaires.france5.fr/documentaires/generations-scarface
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